La grève des services publics du 22 décembre 2011
adrien | 23 décembre 2011« La grève est un grand succès », le mot est lancé par Francis Wégimont, secrétaire général de la CGSP wallonne à propos de l’arrêt de travail décrété dans la fonction publique ce jeudi 22 décembre 2011.
Les protestations contre le projet de réforme des pensions dans la fonction publique sont virulentes, en attestent les actions menées ce jeudi. Notons, par exemple, la mise en place de barrages filtrants par les syndicats aux entrées de Bruxelles ( Delta et Drogenbos) mais encore la paralysie totale de la STIB, des TEC, de la SNCB et, dans une moindre mesure, de De Lijn.
A ce propos, le Cercle de étudiants libéraux de l’ULB ( CELULB) pose comme acquis le droit de grève, garanti, effet de standstill à l’appui, par la Charte sociale européenne. Le Cercle reste conscient des avancées sociales obtenues grâce à ce droit au siècle dernier mais se questionne quant à son absolue légitimité en toutes circonstances, notamment celle qui nous est actuelle.
Le CELULB remarque et dénonce néanmoins la prise en otage des travailleurs et des étudiants, rentrant chez eux pour la période de blocus ou pour les fêtes, subséquente aux actions des syndicats. Il ne faut pas oublier que ces grèves peuvent perturber les étudiants au plus haut point, a fortiori si elles sont sauvages comme le mercredi 21 décembre 2011. Faut-il rappeler que cette période revêt un intérêt crucial pour les students qui ont, en l’occurrence, d’autres centres d’intérêts que celui de trouver un transport pour pouvoir se rendre sur les différents sites d’étude.
En outre, le CELULB note l’attitude du secrétaire général de la CGSP wallonne dans Le Soir qui qualifie la grève de « grand succès » (1) en parlant des actions menées ce jeudi matin. Les étudiants libéraux s’étonnent du côté paradoxal de ce « succès » en soulignant que la grève doit être un moyen de pression modéré et non une fin en soi.
Factuellement, les étudiants libéraux de l’ULB prennent en compte que la SNCB comptabilisent 22 jours de grève sur l’année.
Le CELULB tient à rappeler avec vigueur, compte tenu des éléments développés plus haut, ses idéaux de liberté, libertés souvent mises en péril par les actions des grévistes, notamment au niveau du travail, ce qui constitue une atteinte à nos droits fondamentaux. Les étudiants, plus vulnérables durant les périodes de blocus, n’ont pas à être les victimes de ces agissements.
Eu égard aux différents éléments suscités et au statut juridique du droit de grève, le CELULB plaide pour une révision de ce droit, notamment en garantissant un meilleure application du principe de continuité du service public qui pourrait être établie par l’application d’un service minimum dans les transports.
Pour le CELULB,
Julien LAURENT.
(1) Le Soir, http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2011-12-22/greve-l-entree-de-bruxelles-bloquee-885573.php , consulté le 22/12/2011.


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