Tous libres d’aimer… ce samedi et tous les jours de l’année !

Cercle des Etudiants Libéraux | 15 mai 2010

Depuis plusieurs années, les étudiants libéraux s’engagent dans la lutte contre les discriminations. Après avoir obtenu le mariage gay et l’adoption par les couples de même sexe, les Etudiants Libéraux de l’ULB poursuivent leur combat. Ainsi malgré un progrès significatifs dès le début des années 2000, il existe toujours des agressions homophobes et des discriminations. Citons par exemple les congés parentaux attribués différemment aux conjoints de même sexe ou encore la restriction des homosexuels au don de sang.

Ce samedi, la Belgian Pride – nouveau nom de la Belgian Lesbian and Gay Pride – portera les revendications de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et queer à travers les rues de Bruxelles. Les revendications de cette quinzième édition, sous le slogan « Pride 4 Every 1 », visent une réelle politique d’égalité des chances. Lundi, le 17 mai, ce sera la journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Une double occasion de rappeler que la lutte contre toute discrimination est loin d’être finie.

Dans le cadre de la défense des libertés de chaque individu, le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB a d’ailleurs récemment organisé une visite de l’exposition « Pas Ce Soir Chérie », consacrée à l’histoire de la sexualité et des genres et réalisée dans le cadre des 175 ans de l’Université. Nous avons pu y découvrir comment la libération des mœurs a été un long chemin parsemé d’embûches.

À propos du congé parental évoqué plus haut,  il nous semble légitime que le conjoint d’un gay ou la compagne d’une lesbienne obtienne les mêmes avantages que ceux octroyés légalement à un ou une conjoint(e) hétérosexuel(le). Sur le don de sang, nous rappelons tout d’abord à chacun, homo comme hétéro, que des critères d’exclusion existent. Ils sont nécessaires afin d’assurer la qualité et la sécurité des transfusions. Parmi ceux-ci figurent le changement de partenaire au cours des quatre mois précédent le don, les tatouages ou piercings dans la même période, la prise de drogue et les comportements à risques sans limitation de durée. Pour nous, ces critères doivent suffire à exclure la population à risque – hétérosexuelle ou homosexuelle – à condition que chacun prenne conscience des risques pour l’autre en cas de non respect.

Les libertés individuelles sont au cœur du combat libéral. Les Etudiants Libéraux de l’ULB soutiennent dès lors tout autant la lutte des individus homosexuels que des autres. Ce samedi, aimez-vous les uns les autres, et soyez fiers d’être vous-mêmes, comme tous les jours de l’année !

Contact : Florent Baudewyns (0474/88.30.17) – Vice-président du CEL ULB.

Non, “Bologne” n’est pas un complot capitaliste !

adrien | 30 novembre 2009

Ce mardi 24 novembre a eu lieu à l’Université libre de Bruxelles une « Assemblée générale de la communauté étudiante contre : la privatisation des kots étudiants, la diminution drastique de l’offre des cours, le risque de réduction de l’aide sociale et l’appel aux fonds privés ». De prime abord, il est impossible de savoir qui sont les organisateurs de cet événement et quel est le statut exact de l’association qui les rassemble. Le tract abondamment distribué sur le campus fait référence à un site web (www.mobulb.be) qui n’existe pas. L’identité des personnes à l’origine de ce mouvement est donc obscure et opaque. Il est dès lors étrange qu’elles se permettent d’appeler leur mouvement « assemblée générale » alors qu’aucune autorité démocratique ne soit impliquée dans ce processus.

À la base de ce mouvement, la décision des Autorités de l’U.L.B. de céder à une société privée des kots étudiants afin que celle-ci les rénove. Ces rénovations impliquent que 200 étudiants quittent les lieux, sans plan de relogement. De plus, l’U.L.B. compte puiser dans on budget social afin de payer cette entreprise.

A priori, cette mobilisation semble légitime, bien que l’enjeu soit peu important (cela ne concerne que 200 étudiants sur une université qui en compte près de 20 000).

Un autre sujet qui fâche les étudiants est que le Recteur vient de mettre sur pied une fondation d’utilité publique dont le rôle sera de trouver des fonds privés pour financer l’ULB.

Toutefois, les organisateurs de cette assemblée ne comptaient pas s’arrêter là. Le comité organisateur se lança donc dans un plaidoyer virulent contre le manque de financement de l’université et la réforme des programmes. Ces étudiants (ou ex-étudiants d’ailleurs) jettent l’anathème sur Bologne, qu’ils accusent d’être un complot capitaliste. Les ressemblances avec le système anglo-américain et l’accent mis sur l’employabilité des jeunes diplômés sont leurs principaux griefs. Certains d’entre eux soupçonnent Bologne de viser secrètement à privatiser les universités. D’autres entrevoient la fin de l’université publique et parlent de soumission au marché, de production de cerveaux à la chaîne, de recul du savoir et de l’esprit critique. La plupart d’entre eux conspuent aussi la logique de concurrence entre université et la possibilité de financement par le privé.

Il est très surprenant de voir que l’immense majorité de l’auditoire, surchauffé, semblait tout à fait d’accord avec ces propos simplistes et erronés. En effet, aucune personne n’osa contredire les animateurs, qui semblaient prêts à prendre les armes pour la mener la révolution. Certains membres du public prirent alors la parole pour appeler à l’insurrection, tandis que l’auditoire se levait d’un seul homme pour applaudir ces tribuns anarchistes.

Mais pourquoi donc cette haine vis-à-vis du processus de Bologne ? N’est-ce pas un espace européen d’enseignement supérieur sensé promouvoir la mobilité des étudiants ?

Nous sommes persuadés que « Bologne » a été l’occasion d’introduire des réformes nécessaires. Par exemple, adapter les cycles plus courts au marché du travail permet d’éviter que les étudiants ne s’éternisent sur les bancs de la fac aux frais du contribuable. Bologne entend aussi donner une plus grande autonomie aux universités : liberté d’embaucher, d’accorder des promotions et de fixer les rémunérations. L’Europe regorge d’universités historiques, mais l’absence d’établissements européens au sommet des classements internationaux souligne le contraste en un passé glorieux et un présent médiocre.

Les objectifs de Bologne sont la mise en place de diplômes comparables, la création d’un système de crédits transférables d’un établissement à l’autre et la promotion de la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs.

Le système des ECTS (crédits) est la pierre angulaire du dispositif. Dès lors, il nous paraît évident que s’opposer à l’harmonisation des cursus semble réactionnaire quand on sait que le but est de faciliter la mobilité des étudiants au sein d’établissements ayant signé un accord de partenariat.

En réalité, la principale raison du déclin des établissements européens est le manque de fonds. L’écart entre les dotations publiques et les besoins des universités pourrait être comblé par le privé, principalement par le biais des frais de scolarité. Or, dans la plupart des pays d’Europe, les études sont gratuites ou presque. Il n’en demeure pas moins que les universités menant des recherches de haut niveau et figurant en tête des classements internationaux ont à la fois plus d’autonomie et plus de moyens financiers.

Rester dans un système déconnecté du secteur productif, voilà ce que veulent les étudiants à l’origine de la manifestation du 24 novembre. La compétition et la concurrence peuvent, si elle sont utilisées intelligemment, tendre vers l’excellence, et non vers la discrimination, comme ils essaient de nous le faire croire. Malheureusement, tout ce qui émane de l’Europe est à leurs yeux entaché du péché de libéralisme.

Des manifestations telles que celles du 24 novembre, il y en tous les jours à Bruxelles et en Europe. Malheureusement, elles sont le fait de quelques anarcho-communistes isolés. En effet, lors de ces réunions, tous les participants se connaissent par leur prénom. Nombre d’entre sont notamment membres de EGA (Etudiants de Gauche actifs), qui est le cercle étudiant du PSL (Parti socialiste de Lutte). Ce cercle se définit lui-même comme étant marxiste anti-capitaliste. Ils n’hésitent pas à s’inspirer de Lénine et utilisent la rhétorique communiste sans arrêt.

D’ailleurs, à la fin de l’assemblée, une série de vote ont eu lieu (à main levée, sans comptage précis bien sûr…). Le président d’EGA a proposé des propositions très pertinentes telles que « Nous ne paierons pas votre crise ! » ou encore « Pour la nationalisation des banques ! ».

Nous, Cercle des Etudiants libéraux, regrettons le manque de débat au sein de ce genre d’assemblées sensées regrouper l’ensemble de la communauté étudiante. Il est consternant de voire qu’une frange extrémiste s’arroge le droit de parler au nom de tous. Ils accaparent le débat et se donne une visibilité à travers des actions musclées.

Mais, au final, le plus inquiétant n’est-il pas la passivité des autres étudiants ? À force de hausser les épaules et de se désintéresser de la politique, la communauté étudiante (la vraie) laisse le champ libre aux discours populistes et démagogiques des groupes d’extrême gauche.

Cercle des Étudiants Libéraux de l’ULB

Contact Presse
Nicolas Vanderstappen, Président
0499/23.19.69

Joëlle Milquet cultive les quotas… A quand la fin d’un système réactionnaire.

adrien | 20 novembre 2009

La ministre de l’Emploi et de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet, annonçait ce jeudi 19 novembre 2009 avoir lancé une série de mesures visant à favoriser l’accès et la présence des femmes au sein des organes décisionnels belges, ainsi que son intention de présenter au gouvernement fédéral une note tendant à l’imposition de quotas de représentation minimale d’un tiers de femmes au sein des Conseils d’administration, tant des entreprises publiques économiques que dans les entreprises cotées en Bourse.

Même s’il souhaite et encourage une plus grande présence implication des femmes dans la vie de nos cités et même si les initiatives – aussi hasardeuses soient-elles – visant cet objectif ne peuvent qu’être saluées dans leur principe, le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB tient à marquer sa profonde opposition à toute forme de fixation d’autorité de quotas minima de représentation.

Le CEL dénonce les effets pervers qu’induit la discrimination positive envers les femmes, les assimilant à une minorité qu’il faudrait protéger ; c’est faire bien peu de cas de leur capacité à s’affirmer et à s’imposer par elles-mêmes. Si les grandes défenseuses de la cause féministe s’offusquent en prétendant être discriminées négativement parce qu’elles sont des femmes, au nom de quoi, en se basant toujours sur ce même argument – elles sont des femmes – prétendent-elles être aujourd’hui discriminées positivement ?

Le CEL estime en outre que seuls le mérite, les compétences et les aptitudes devraient être à la base de la composition des Conseils d’administration de nos grandes entreprises et que l’égalité entre les citoyens telle que défendue par notre Constitution doit être une égalité formelle, sans distinction de classe, de langue, de race, de religion ou de sexe.

Enfin, le CEL considère qu’un changement des mentalités ne peut pas et ne doit en aucun cas être imposé par la loi, mais doit se faire progressivement, par l’éducation et à l’initiative de tous.

A l’approche des fêtes, à chacun son quota sous le sapin…!

Contact presse : Justine PHILIPPART, Vice-présidente du Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB (CEL ULB, ), 0498/780977

Appel du Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB à participer à la manifestation contre les signes religieux à l’école

Arnaud Desmadryl | 25 septembre 2009

A la suite de la décision du Conseil de l’enseignement de la Communauté flamande d’interdire le port de signes religieux dans l’enseignement qu’il organise, et de l’exclusion de fillettes voilées suivant l’enseignement primaire dans différentes communes du pays, la question plus large des signes religieux à l’Ecole fait à nouveau débat.

Nous, étudiants libéraux de l’Université Libre de Bruxelles, considérons tout d’abord que le port de signes religieux ostensibles dans l’enceinte d’un établissement scolaire non-confessionnel constitue une menace pour l’égalité faisant naître des discriminations entre les étudiants portant ces signes et ceux ne les portant pas, en permettant par exemple aux fillettes voilées de ne pas suivre ou
suivre différemment le cours de gymnastique, réclamant par exemple en sus la des différences de traitement lors de certains cours tels que l’éducation physique, réduisant ainsi l’éveil de l’esprit censé constituer la richesse des adultes en devenir.

De même, nous estimons que certains de ces signes, dont le foulard islamique, constituent une menace pour la liberté et l’émancipation de certaines femmes, privant celles-ci d’une ouverture au monde en fermant la porte aux écoliers ne partageant pas leurs convictions.

Enfin, ces signes symbolisent une présence inacceptable du religieux dans l’enceinte de l’école publique, mettant à mal le projet éducatif neutre qu’elle doit mener.

Nous demandons par conséquent à la Communauté française d’adopter elle aussi le plus rapidement possible un décret interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les écoles obligatoires publiques,

A cette fin, nous appelons chacun à se joindre à la manifestation organisée, entre autres, par le RAPPEL, ce samedi 26 septembre à 11h, devant la Présidence de la Communauté Française.

Communiqué: A quand la fin des vacances au Parlement Bruxellois ? (15/09/2009)

Arnaud Desmadryl | 15 septembre 2009

Ce mardi 15 septembre 2009, des dizaines de milliers d’étudiants universitaires reprendront le chemin des auditoires pour une nouvelle année académique, dont le départ correspond à quelques jours près à la rentrée scolaire du primaire, du secondaire et à la reprise de l’activité de nombreux secteurs tournant au ralenti depuis la fin du mois de juin. Alors que la reprise est amorcée partout, il subsiste un secteur dont l’activité demeure encore à l’arrêt : la gestion des affaires publiques, en particulier à Bruxelles. En effet, la rentrée parlementaire pour l’Assemblée de la Capitale n’aura lieu que la troisième semaine d’octobre, et il n’est rien de dire qu’avant cette date, le travail politique est à l’arrêt. Certes, les commissions ont déjà repris dans la plupart des assemblées, mais ceci à l’exception du Parlement Bruxellois qui entame une nouvelle législature et n’a donc pas encore décidé de la composition de ces dernières. L’occasion dès lors de se poser la question de l’efficacité de nos institutions bruxelloises, lorsque le travail du Parlement se trouve paralysé jusqu’au début du mois d’octobre, alors que la société poursuit son mouvement, le pouvoir exécutif étant de facto touché par cette inertie.

Cette situation est inacceptable, d’autant plus que le gouvernement a fait sa rentrée au début du mois de septembre et que, privé du prétoire, l’opposition est dans l’incapacité d’effectuer son travail de contrôle, permettant au gouvernement de s’exonérer de toute question parlementaire.

Ainsi, il serait impossible à l’opposition libérale francophone au Parlement Bruxellois de demander un audit budgétaire pour connaître la situation des finances de la Région. Les opérations de pur contrôle sont paralysées par ce congé parlementaire.

Le Cercle des étudiants libéraux de l’ULB dénonce vivement cet état de fait. Nous encourageons à ce titre les parlementaires à proposer dès la rentrée une proposition d’ordonnance au Parlement Bruxellois afin de fixer la rentrée parlementaire de plein droit au jour de la rentrée gouvernementale, ceci permettant aux « checks and balances » de s’effectuer pleinement, comme la Constitution le prévoit.

En outre, il nous paraît que la période s’échelonnant du 21 juillet au 1er septembre est amplement suffisante au repos de nos parlementaires.

De plus, il nous semble que cette mesure doive s’inscrire dans un processus plus large qui consisterait à « repeupler » nos assemblées. En effet, un constat de désertion s’impose : lors des séances non médiatiques, les hémicycles sont on ne peut plus clairsemés.

Le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB entend s’élever contre cette situation contraire à tout devoir démocratique des élus.

Aussi, nous appelons vivement les parlementaires à prendre leurs responsabilités et à faire ce qui est en leur pouvoir afin de mettre fin à ces situations intolérables dans un État démocratique.

Car à l’heure où l’on parle de bonne gouvernance, il faudrait – nous semble-t-il – être là pour gouverner… !

Communiqué: Réponse aux attaques des étudiants démocrates humanistes à l’encontre des étudiants libéraux (29/04/2009)

Arnaud Desmadryl | 29 avril 2009

Les Étudiants Démocrates Humanistes (EDH) publiaient ce lundi 27 avril 2009 un communiqué par lequel ils se disaient déçus de la non participation des Étudiants Libéraux de l’ULB, à la « Semaine d’action politique européenne ».

Le Cercle des Étudiants libéraux de l’ULB tient à remettre le temple au milieu du village et à reconsidérer certains points avancés, sans doute faute d’intérêt suffisant aux valeurs et actions libérales sur le campus.

Tout d’abord, il est à noter que c’est bel et bien de l’absence du Cercle des Étudiants Libéraux de l’ULB dont il doit être question et non de celle de la Fédération nationale des Étudiants Libéraux (FEL), organe de décisions politiques distinct du cercle. Certes, l’une et l’autre de ces instances ont toujours vivement insisté sur leur indépendance vis-à-vis de quelque formation politique que ce soit, ce qui ne semble pas être le cas des EDH, qui, non contents d’y siéger, sont également financés par les instances du parti, le CDH.

Ensuite, si le CEL a décidé de ne pas participer à cette « Semaine », cela se justifie par un refus de fausser le débat démocratique : nous nous refusons ainsi, en tant que formation libérale et démocratique, à donner tribune à des représentants de partis, mouvements ou idéologies extrémistes voire liberticides, ici plus que largement installées lors de ces débats. Toute extrême politique est néfaste, et le CEL entend appliquer à tout débat invitant des formations anti-démocratiques le principe du cordon sanitaire.

À notre tour d’affirmer notre profonde déception de savoir un mouvement se proclamant humaniste, se reconnaître de certaines idées émanant de groupes soutenant pour rappel notamment le « parti unique cubain (…) contre l’envahisseur », ou appelant à la mort du libéralisme.

Soulignons également que les Étudiants Libéraux n’ont en rien empêché la tenue des différents débats prévus, y ayant simplement refusé d’y participer. Nous chérissons la liberté d’expression plus que tout et n’utilisons jamais la violence ou la menace pour interrompre un débat, ce qui n’est pas la réputation de certains mouvements présents lors de cette semaine.

De plus, jugés sur l’action menée par les Étudiants Libéraux en vue de promouvoir les valeurs d’une Europe libérale et la citoyenneté européenne qui renforcent celles-ci, nous rappellerons non exhaustivement la dimension européenne de notre mouvement : participation à de nombreuses rencontres des jeunesses libérales européennes au sein du LYMEC – ce il n’y a pas dix jours encore durant 5 jours sur le campus même de l’ULB, manifestation pour la démocratie en Biélorussie, organisation d’un mois de l’Europe, réflexion politique sur la mobilité étudiante,… Regrettons, par contre, que l’engagement européen des EDH doive, quant à lui, s’illustrer d’un communiqué agressif, blessant et mensonger, dont le fondement semble étroitement conditionné à une échéance électorale prochaine…

Enfin, nous rappellerons aux jeunes chrétiens-démocrates que l’Humanisme est avant tout une valeur libérale, qui est, et à toujours été, intrinsèquement liée à la philosophie des lumières et au rationalisme. L’université qu’ils fréquentent aujourd’hui en est le témoin. Nous refuserons toujours le dogme de la pensée unique, nous acceptons le débat, avec des partenaires qui respectent les libertés devant être reconnues à l’Homme et pour l’essentiel reprises dans la Convention européenne des Droits de l’Homme, à l’origine de laquelle figurent les Pères de l’Europe, que les EDH semblent tellement bénir.

Communiqué: Nouvelle équipe du Cercle des Etudiants Libéraux (28/04/2009)

Arnaud Desmadryl | 28 avril 2009

Ce mardi 28 avril, le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB (CEL) tenait son assemblée générale.
Les membres du CEL ont procédé à l’élection de l’équipe qui mènera, pendant l’année académique 2009-2010, l’action libérale sur l’ULB. Cette nouvelle équipe rentre d’ores et déjà en fonction.

Arnaud DESMADRYL, Secrétaire-politique sortant a été élu à la Présidence.

Aux deux Vice-présidences, ont été élus Justine PHILIPPART et William GOFFAUX. Au Secrétariat politique, ont été élus Florent BAUDEWYNS et Nicolas VANDERSTAPPEN. Sont également élus, Dan WODON à la fonction de trésorier et Nelson BRIOU à celle de Secrétaire Administratif.

Trois délégués, faisant intégralement partie de notre bureau politique conformément à une récente modification statutaire, ont également été élus :
- Dorian NEERDAEL, Délégué Librex
- François VANDERMEULEN, Délégué Communication
- Wafa ZOUAGHI, Déléguée FEL
Notre Bureau Politique a également nommé Tristan LALOUX au poste de Délégué Folklore.

En outre, Arnaud VAN PRAET, actuellement président de la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL), a été élu Président d’honneur du CEL.

Communiqué: Marre du Maccarthisme de gauche ! (23/04/2009)

Arnaud Desmadryl | 23 avril 2009

Ce mercredi soir, les Etudiants Libéraux se sont vus contraints d’annuler un débat participatif avec les têtes de liste MR Armand DE DECKER et Françoise BERTIEAUX en suite d’un risque sérieux de perturbations visant à empêcher toute expression d’élus libéraux sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles.

Du fait de rumeurs grandissantes au cours de la journée d’hier et des récents événements de Tour & Taxis où le même groupuscule avait fait immixtion lors du congrès des libéraux européens, les Etudiants Libéraux ont dû se résoudre à privilégier la prudence et la sécurité du public présent à cette rencontre-débat.

Les Etudiants Libéraux sont vivement atteints dans leur chair au lendemain d’une telle décision qui est inédite tant dans l’histoire de son mouvement que dans celle de l’Université de fondation libérale qu’est l’ULB. Sur ses campus, fiefs de l’action d’une certaine gauche activiste, il n’est semble-t-il aujourd’hui plus possible d’exprimer un soupçon d’idéologie libérale sans faire les frais d’actes attentatoires à la liberté d’expression et à l’instauration de débats d’idées.

Il nous faut aujourd’hui dénoncer, plus encore à la veille d’un suffrage populaire, l’attitude déplorable d’une minorité qui musèle par ses agissements le débat démocratique quand il n’est pas apprécié comme allant dans le sens de son action. Il faut également, une fois encore, condamner que c’est sous le prétexte d’un soutien à la cause des sans-papiers que pareils agitateurs prétendent agir et qu’ils ne font ainsi que menacer gravement les attentes légitimes de ceux-ci.

Tout aussi préoccupant pour les Etudiants Libéraux est le constat que l’Université Libre de Bruxelles soit restée passive face aux risques qui ont découlé du débat d’hier soir. Hier, elle veillait encore de toutes ses forces, au nom de ses valeurs et du libre-examen, à permettre l’organisation de débats et de réflexions critiques permettant l’éveil de ses étudiants. Aujourd’hui, elle est restée inerte et indifférente à la tenue ou non de ce débat et aux craintes pour la sécurité des intervenants et de ses étudiants. Ne s’agit-il pas d’un soutien passif à une mouvance menaçante et liberticide ?

Les Etudiants Libéraux regrettent l’absence de tout acte de soutien et de toute autorisation d’encadrement extérieur, pourtant demandé hier à titre préventif, afin de garantir la possibilité d’un débat, ouvert et démocratique.

Pour l’avenir, les Etudiants Libéraux exhortent la direction de l’ULB à condamner de tels agissements  et à prendre les attitudes nécessaires à garantir le débat, la confrontation d’idées et la liberté d’expression qui doivent caractériser tant nos universités que la société où nous évoluons.

Communiqué commun de la Fédération des Etudiants Libéraux
et du Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB

Communiqué: Les calotins l’ont fait, pourquoi pas les libres penseurs ? (24/03/2009)

Arnaud Desmadryl | 24 mars 2009

Ce lundi 23 mars, les résultats de l’élection du nouveau Recteur de l’Université catholique de Louvain ont été publiés. Cette élection a été l’occasion pour l’UCL d’inaugurer un nouveau mode de scrutin qui permit à l’ensemble de la communauté universitaire, y compris aux étudiants, de participer à cette élection, même s’il existe une pondération des voix.

Le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB (CEL) tient à féliciter l’UCL pour ce changement de mode de scrutin qui démontre qu’il est possible au sein d’une grande université de faire participer l’ensemble des acteurs de la vie académique afin de décider eux-mêmes qui présidera aux destinées de l’Université.

Au sein de notre université, le Recteur n’est élu que par le personnel académique. Le CEL regrette cet état de fait et appelle les autorités de Notre Maison à engager une réflexion sur le mode de scrutin du Recteur, comme l’ont fait les autorités de l’UCL. Au même titre que les étudiants votent pour leurs représentants au Conseil d’Administration, le CEL plaide pour la mise en place d’un tel système pour l’élection du Recteur de l’ULB : outre le caractère démocratique de cette procédure, elle permettrait également, autant que faire se peut, une dépolitisation du rectorat et une responsabilisation accrue des étudiants.

Les Etudiants Libéraux de l’ULB dénoncent qu’actuellement seul le corps professoral, certes important, puisse imposer son choix à tous. Les autorités soutiennent-elles une forme moderne de despotisme éclairé ?

A l’heure des grands débats et des grandes causes, il nous semble important que chacun se reconnaisse dans la direction de Notre Alma Mater. On ne peut que s’étonner, à ce titre, que l’ULB, Maison du libre examen, refusant les dogmes et la pensée unique, n’ait jamais pris l’initiative de ce mode de scrutin. Ce dernier montre en tous cas que l’UCL fait preuve de plus en plus d’une ouverture d’esprit qu’on ne lui connaissait pas.

Le suffrage universel pur et simple a été adopté dans notre pays en 1919 pour les hommes, et en 1948 pour les femmes. L’élargissement progressif du suffrage en Belgique a été un des chevaux de bataille des libéraux depuis les primes heures de notre pays ; nous ne pouvons plus continuer avec un système électoral digne des standards démocratiques du XIXe siècle ! Cette question mérite réflexion.

Communiqué: Politique ou humanitaire : ULB fais ton choix ! (16/02/2009)

Arnaud Desmadryl | 16 février 2009

Suite à l’occupation du hall des sports de l’ULB, le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB considère qu’une telle action, ayant pour conséquence de priver des étudiants d’outils indispensables à leurs études, ne peut raisonnablement plus continuer.

Avec une visée humaniste, l’Université Libre de Bruxelles a, depuis le début des actions, soutenu les sans – papiers, à la fois sur le plan humain et matériel. Dès lors, le CEL déplore l’évolution de la situation qui va dans le sens d’une pénalisation de l’ULB et de ses étudiants par l’inutilisation de moyens de cours.

En outre, le CEL s’interroge sur les raisons humanitaires avancées par l’ULB pour justifier l’occupation des locaux. Les Etudiants Libéraux pensaient que ce débat concernait la question des sans – papiers et non des sans – abris. Car, s’il s’agit de venir en aide aux personnes sans logement, pourquoi dès lors, ne pas prendre en charge l’ensemble des sans – abris de Bruxelles, sans discrimination ? C’est pourquoi, afin que l’Université Libre de Bruxelles soit consistante avec elle – même, nous l’invitons à accueillir dans ses locaux, chaque jour, de 22h00 à 6h00, l’ensemble des personnes qui n’ont pas la chance d’avoir un toit.
Le laissez faire de l’ULB est une prise de position politique qu’elle n’assume pas.ht

Dans le même temps, le CEL invite chacun, et particulièrement les groupes idéologiques et politiques de l’ULB, à ne pas instrumentaliser les drames humains qui se cachent souvent derrière cette appellation de sans – papier. Que tout le monde retrouve son sang – froid et cessons cette surenchère qui n’aura pour conséquence que de crisper les positions des parties en présence.
Les sans – papiers doivent pouvoir rester maîtres de leur combat et ne pas faire l’objet de récupération malsaine.

Pour en revenir au fond du problème, nous dénonçons l’attitude du Gouvernement qui manque manifestement de courage sur la question. Soit les autorités fédérales s’engagent à une régularisation massive, soit à procéder à une régularisation partielle ou encore refusent toute régularisation mais tirent, dès lors, les conséquences d’une telle décision en procédant aux démarchés administratives qui en découlent. Le Gouvernement ne peut plus continuer à évoluer dans cette hypocrisie qui ne fait qu’empirer la situation.

Au même titre que la Fédération des Etudiants Libéraux, le CEL demande au gouvernement fédéral l’établissement de critères de régularisation clairs, permanents et objectifs, dont celui de l’attache durable établie par les immigrés.