Arnaud Desmadryl | 23 septembre 2003
Le Cercle des Etudiants Libéraux de l’Université Libre de Bruxelles apprend à ce jour que, dans le cadre de la conférence débat qu’il donnera ce soir à l’ULB sur le thème Peut-on aimer l’Amérique, Yves Berger, éditeur et écrivain français, a fait l’objet, à Bruxelles, d’intimidations et de menaces de grabuge visant à ce qu’il n’y participe pas.
Le Cercle des Etudiants Libéraux maintient bien évidemment la conférence de ce soir et se scandalise de telles méthodes. On ne peut l’être que d’autant plus si celles-ci sont utilisées dans le cadre d’un débat organisé dans une université, de plus libre, lieu traditionnel de partage du savoir, de dialogues et d’échanges d’idées.
Le CEL a toujours défendu avec force la liberté d’expression tant au sein des campus de l’ULB qu’en dehors de ceux-ci. Il rappelle qu’en organisant une telle conférence, c’est le débat et la libre discussion qu’il entend promouvoir et rendre possible. Le CEL ne pliera jamais devant des méthodes d’intimidation et les combattra toujours.
Arnaud Desmadryl | 19 septembre 2003
Le Cercle des Etudiants Libéraux de l’Université Libre de Bruxelles s’inquiète de l’établissement à Bruxelles d’un Bureau européen de l’Eglise de Scientologie.
Effectivement, si la liberté de conscience est un des principes directeurs de la pensée et de l’action libérale, et du C.E.L. en particulier, il est irrationnel de constater que des privateurs de liberté de conscience, un mouvement sectaire s’approprie ce principe pour aboutir à leurs fins et en prenant la dénomination de Bureau d’affaires publiques et de Droits de l’Homme.
Le C.E.L. invite prestement les pouvoirs publics à se saisir de ce problème. En effet, il est important d’éduquer dès le plus jeune âge à cette problématique et de soutenir les actions du Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles (C.I.A.O.S.N.), qui est trop méconnu et sous-financé. Il en va du respect des droits de l’homme dans le Royaume. Il est essentiel de bannir de tels mouvements, le plus souvent nébuleux et difficilement contrôle par la démocratie interne ou par l’audit externe.
Le C.E.L. appelle par ailleurs tous les étudiants et les citoyens dans leur ensemble à une vigilance accrue.
Arnaud Desmadryl | 18 septembre 2003
Le Cercle des Etudiants Libéraux de l’Université Libre de Bruxelles souhaite réagir quant aux débats récents sur le port d’un foulard islamique au sein d’établissements scolaires.
Il est important en la matière de rappeler plusieurs principes. Même si le C.E.L. est attaché à la liberté de conscience, il constate que le port du voile cache une réalité plus profonde à caractère politico-intégriste. Effectivement, le foulard n’est ni un vecteur d’intégration ni un vecteur de socialisation. C’est pour cela que l’école officielle ne doit pas être un lieu où se reportent enjeux politiques et prosélytes, mais doit être un lieu d’éducation à l’esprit critique et doit dès lors rester neutre.
L’enjeu du foulard fait aussi l’objet d’une récupération politique de la part des milieux islamistes intégristes. De plus, il est important de souligner le manque de représentativité de ceux qui agitent le spectre communautaire. Enfin, le C.E.L. voit dans cette volonté persistante de faire porter le voile aux femmes en toute circonstance un repli sur soi et un refus d’entrer dans le troisième millénaire.
Le C.E.L. invite donc chaque chef d’établissement à prendre ses responsabilités et à se saisir au plus vite du problème. Il en va de la stabilité sociale et de l’avenir de notre société.