Dernière Heure : 18/02/2009 : Sans-papiers : le Hall des sports de l’ULB occupé depuis trois mois
Le Cercle des étudiants libéraux de l’ULB déplore l’évolution de la situation, qui va dans le sens pour lui d’une pénalisation de l’ULB et de ses étudiants
BRUXELLES Le hall des sports de l’Université libre de Bruxelles (ULB) est occupé depuis précisément trois mois par des sans-papiers qui avaient investi le bâtiment le 18 novembre, après avoir été délogés de leur lieu d’occupation à Ixelles, a indiqué mercredi le Cercle des étudiants libéraux de l’ULB (CEL) dans un communiqué.
Le CEL déplore l’évolution de la situation, qui va dans le sens pour lui d’une pénalisation de l’ULB et de ses étudiants. Il considère que cette occupation, qui prive selon lui des étudiants d’outils indispensables à leurs études, ne peut plus continuer.
Le Bureau des étudiants administrateurs (BEA), qui soutient l’action des sans-papiers, reconnaît que l’occupation perturbe l’enseignement mais considère que les désagréments causés ne peuvent être mis en balance avec la souffrance des sans-papiers.
A l’Institut des Sciences de la motricité, on regrette que cette occupation perdure alors que les autorités de l’ULB, qui tolèrent aujourd’hui ce squat, refusaient toute action pouvant nuire à l’enseignement ou à la recherche.
L’Institut précise toutefois que des solutions alternatives ont pu être trouvées pour les étudiants concernés.
La Capitale : Trois mois que les sans papiers sont à l’ULB
publié le 18/02/2009 à 19h44
Le hall des sports ne peut être être utilisé. Ce mercredi, cela fait trois mois que le hall des sports de l’Université libre de Bruxelles (ULB) est occupé par des sans-papiers. Ceux-ci avaient investi le bâtiment le 18 novembre dernier, après avoir été délogés de leur lieu d’occupation à Ixelles.
Depuis cette date, les quelque 250 étudiants de première année du baccalauréat de l’Institut des Sciences de la motricité (ISM) ainsi que les étudiants et membres du personnel affiliés au centre sportif sont privés d’accès au hall.
Le Cercle des étudiants libéraux de l’ULB (CEL) déplore dans un communiqué l’évolution de la situation qui va dans le sens pour lui d’une pénalisation de l’ULB et de ses étudiants. Il considère que cette occupation, qui prive selon lui des étudiants d’outils indispensables à leurs études, ne peut plus continuer. Il estime enfin que les sans-papiers doivent pouvoir rester maîtres de leur combat et ne pas faire l’objet de récupération “malsaine”.
Le Bureau des étudiants administrateurs (BEA), qui soutient l’action des sans-papiers, reconnaît que l’occupation perturbe l’enseignement mais considère que les désagréments causés ne peuvent être mis en balance avec la souffrance des sans-papiers.
”La situation pour les étudiants n’est pas optimale mais des solutions ont été néanmoins trouvées. Certains étudiants se plaignent mais nous recevons surtout des témoignages de solidarité. L’ULB n’est d’ailleurs plus la seule université à se mobiliser puisqu’elle a été rejointe par la VUB puis par l’UCL. Nous préférons, nous, une occupation encadrée plutôt que des actions désespérées comme une grève de la faim ou des occupations sauvages de grues”, a réagi Azzedine Hajji, du BEA.
Du côté du Cercle des étudiants en éducation physique et en kinésithérapie, on déclare ne pas être informé d’un éventuel mécontentement des étudiants concernés.
A l’Institut des Sciences de la motricité, on regrette que cette occupation perdure alors que les autorités de l’ULB, qui tolèrent aujourd’hui ce squat, refusaient catégoriquement toute action pouvant nuire à l’enseignement ou à la recherche. L’Institut précise toutefois que des solutions alternatives ont pu être trouvées pour les étudiants concernés.
A l’ISM, seuls les étudiants de première année du baccalauréat sont donc concernés par cette occupation, les autres étudiants ayant déménagé depuis novembre 2007 vers le site d’Erasme. En principe, celui-ci devrait accueillir également dès la prochaine rentrée académique les étudiants de première lorsque le complexe sportif actuellement en chantier sera achevé.
En attendant, en raison de l’occupation, des solutions temporaires ont été trouvées pour les étudiants de première, sur le site de la VUB, celui d’Erasme et au centre Adeps d’Auderghem.
”On s’est adapté. Cela nous embête car l’occupation engendre beaucoup plus de déplacements pour les étudiants de première, mais nous veillons au suivi des cours. Nous n’avons pas eu de plaintes ou entendu de discours agressifs”, a conclu Jean-Jacques Moraine, président de l’ISM
